L’Afrique ne peut pas communiquer comme si elle n’avait pas d’histoire

Pendant longtemps, une partie de notre communication institutionnelle, politique ou entrepreneuriale a consisté à importer des codes élaborés ailleurs. Le problème n’est pas d’apprendre des autres. Le problème commence lorsque nous oublions de nous comprendre nous-mêmes.

Yana Mbenda Edimo

9/25/20261 min read

Pendant longtemps, une partie de notre communication institutionnelle, politique ou entrepreneuriale a consisté à importer des codes élaborés ailleurs. Le problème n’est pas d’apprendre des autres. Le problème commence lorsque nous oublions de nous comprendre nous-mêmes.

Une stratégie efficace doit partir du terrain. Elle doit comprendre les langues, les imaginaires, les rapports à l’autorité, les solidarités, les blessures collectives, les générations, les territoires, les diasporas et les nouveaux usages numériques.

La même phrase nécessairement pas du tout le même poids à Douala, Paris, Yaoundé ou Bruxelles. La communication stratégique n’est donc pas seulement une affaire de mots. C’est une affaire de lecture de société.

C’est aussi pour cette raison que je m’intéresse autant à nos racines. Non pour transformer le passé en musée, mais parce qu’il est difficile de construire une parole puissante lorsqu’on ne sait plus depuis quel endroit on parle.

L’Afrique n’a pas besoin de s’isoler du monde. Elle a besoin d’entrer dans le monde avec une voix suffisamment construite pour ne pas y disparaître.

Yana Mbenda Edimo

Théologienne - Consultante en communication stratégique d'influence