LE MANDAT CITOYEN: LA RESPONSABILITÉ D’AGIR
Il est un fait que la société est sous la responsabilité de ceux qui nous gouvernent mais à moins de leur prêter la science infuse, le don d’ubiquité et, pourquoi pas, quelques bras supplémentaires, il serait bien naïf d’attendre qu’ils puissent tout voir, tout savoir et tout faire.
Yana Mbenda Edimo
9/25/20261 min read


Il est clair que la société est sous la responsabilité de ceux qui nous gouvernent mais à moins de leur prêter la science infuse, le don d’ubiquité et, pourquoi pas, quelques bras supplémentaires, il serait bien naïf d’attendre qu’ils puissent tout voir, tout savoir et tout faire !
La société civile apporte sa contribution à travers les associations et diverses initiatives mais il existe aussi un engagement qui va plus loin, au cœur de nos communautés, de nos besoins, de nos valeurs et de nos racines.
C’est ce que j’appelle le MANDAT CITOYEN. C’est ce mandat que j’ai choisi d’exercer. Avec le peu que nous avons, une main après l’autre, un geste après l’autre, au-delà de nos différences et de nos contradictions, nous pouvons agir et transformer nos communautés.
Un mandat qui ne nécessite ni élection, ni nomination, ni investiture. Quelle audace, n’est-ce pas, de penser que nous pouvons être utiles à notre pays sans attendre qu’on nous remette un titre!
Dans certaines philosophie, une question se pose: «Suis-je le gardien de mon frère?» Dans d’autres cultures, notamment à travers la philosophie africaine Ubuntu, la question ne se pose même pas: «Je suis parce que nous sommes.» Oui, nous sommes les gardiens les uns des autres.
Nos racines nous enseignent que la véritable richesse d’une communauté réside dans sa capacité à se soutenir, à se relever et à avancer ensemble. Nous n’avons pas besoin d’attendre d’avoir beaucoup pour donner un peu, ni de détenir un quelconque pouvoir pour nous rendre utiles. Être le gardien de son frère, c’est comprendre que notre responsabilité ne s’arrête pas là où commencent les difficultés des autres. C’est précisément là qu’elle prend tout son sens.
Le mandat citoyen ne s’attend pas. Il s’assume !

