S’inscrire sur les listes électorales, choisir de construire plutôt que subir

Nous avons trop longtemps développé une culture de la plainte sans engagement. Il est temps de changer cela. S’inscrire sur les listes électorales ne garantit pas à lui seul la transformation d’un pays mais refuser de s’inscrire garantit presque toujours une chose...

Yana Mbenda Edimo

7/1/20262 min read

Nous sommes à deux mois de la clôture des inscriptions sur les listes électorales.

Deux mois.

Et pourtant, comme à chaque cycle, j’entends déjà les mêmes discours.

« Ça ne sert à rien. »
« Rien ne change. »
« Voter ne sert à rien. »
« Tout est déjà joué. »

Très bien!!! Mais permettez-moi une question simple.

Comment peut-on espérer influencer l’avenir d’un pays en choisissant volontairement de rester en dehors du processus de choix ?

Comment peut-on passer des mois, parfois des années, à se plaindre de la gouvernance, de l’état des routes, du chômage, de l’insécurité, du coût de la vie et au moment où il faut poser un acte citoyen minimal, décider de s’effacer ?

Il faut être cohérent.

On ne peut pas vouloir le changement tout en refusant de prendre part, même modestement, à sa construction.

Soyons honnêtes.

Beaucoup veulent une société meilleure.
Très peu acceptent les responsabilités qui vont avec.

Critiquer est devenu très facile. Se plaindre est devenu un sport national. Les analyses politiques foisonnent dans les salons, sur Facebook, sur WhatsApp et dans les groupes de débat. Le Cameroun compte aujourd’hui des millions de sélectionneurs, de stratèges politiques et d’experts en gouvernance.

Mais curieusement, au moment de s’inscrire sur les listes électorales, il n’y a plus grand monde.

C’est fascinant.

On veut des élus compétents, intègres et proches des réalités du peuple mais certains refusent même de faire le premier pas permettant de participer à leur choix.

Refuser de s’inscrire, ce n’est pas faire preuve de neutralité.

C’est déjà faire un choix.

Le choix de subir.

Le choix de laisser d’autres décider à votre place.

Le choix de confier votre avenir à ceux qui, eux, ont compris l’importance d’occuper l’espace parce qu’on le veuille ou non, les décisions continueront d’être prises.

La vraie question est simple:
voulez-vous être acteur ou simple spectateur ?

Nous avons trop longtemps développé une culture de la plainte sans engagement. Il est temps de changer cela.

S’inscrire sur les listes électorales ne garantit pas à lui seul la transformation d’un pays mais refuser de s’inscrire garantit presque toujours une chose, votre absence du processus.

Et lorsqu’on est absent, on subit.

Je veux donc lancer un appel clair, simple et direct. Inscrivez-vous massivement sur les listes électorales.

Faites entendre votre voix.
Portez vos convictions.
Défendez vos valeurs.

Ne laissez personne décider à votre place du Cameroun de demain. Construire une nation demande plus que des critiques. Cela demande de la conscience, du courage et de l’engagement. L’avenir ne se construit pas dans l’indifférence. Il se construit par des actes et parfois, un acte aussi simple qu’une inscription peut être le début d’un changement plus grand.

Ne subissons pas l’avenir. Construisons-le.

OSER LE LIEN. PORTER L’AVENIR.